Ce soir, j'ai aidé mon voisin agriculteur à épierrer le terrain qu'il a moissonné, déchaumé et sur lequel il a semé de la luzerne.
Il m'a expliqué que la luzerne va durer cinq ans, juste fauchée chaque année pour nourrir les brebis l'hiver.
Les grosses pierres, remontées par les labours, abîment les lames des machines agricoles, et c'est mieux de les enlever. Dans le Quercy, on en faisait des murs autour des champs; au XXIème siècle, on se contente de les balancer sous les haies de pruniers sauvages qui poussent au pied des murs qui s'écroulent.
Il y a beaucoup moins de main d'oeuvre, et beaucoup moins de temps surtout. Il fallait aller mettre à téter des agneauux nouveaux-nés dont la mère ne veut pas, ou en cas d'échec complet (chez les brebis aussi, la maternité ça s'apprend) les nourrir au biberon.
J'ai épierré, pas très longtemps, mais comme mes ancêtres paysans du Quercy. Inutile de vous dire qu'on n'enlève que les plus grosses pierres, et qu'il en reste pour les prochaines années!
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2 commentaires:
Sur le territoire du PNRCG, Parc naturel régional des Causses du Quercy, les murs en pierre séche font l'objet de restauration, souvent par des bénévoles.
La luzerne en face de chez moi a déjà été fauchée deux fois; c'est parti pour une troisiéme et peut être une quatriéme..Quand il pleut, à température douce, çà remonte très rapidement.
Pour la luzerne, je ne savais pas qu'on peut aussi la faucher plusieurs fois dans la même année; les chevreuils vont être rudement contents!
Ce champ nu ne les intéresse plus, ils se contentent d'en longer la lisière. Et les renards continuent d'y gambader...
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